Assemblée Générale

Assemblée Générale2018-01-26T17:11:02+00:00

Assemblée Générale statutaire de l’Association des maires de l’Hérault à Vias

Samedi 27 octobre, au théâtre de l’Ardaillon, à Vias, l’Association des Maires du Département de l’Hérault a tenu son Assemblée Générale.

Deux cent Maires, Personnalités de l’Etat, Parlementaires, Conseillers-ères Départementaux-ales, Conseillers-ères Régionaux-ales, partenaires étaient présents pour cette édition 2018.

Dans cet édifice magnifique, la tribune accueillait le Maire de la Ville, Jordan Dartier, le Préfet, Pierre Pouëssel, le Président du Conseil départemental, Kléber Mesquida, le Président de l’AMF34, Christian Bilhac, le secrétaire de l’AMF34, Jean Arcas, le trésorier de l’AMF34, Jean-Luc Falip.

Après le message d’accueil du Maire de Vias, l’ordre du jour s’est décliné du bilan moral au bilan financier jusqu’au débat avec des points forts marqués dans un premier temps, par Eric FLorès, Contrôleur général, directeur du SDIS34, qui a sensibilisé les maires sur la problématique du volontariat des jeunes sapeurs-pompiers. Il a insisté sur le risque que prenait le gouvernement s’il s’engageait sur la transposition de la directive sur le temps de travail qui anéantirait tout l’esprit des sapeurs-pompiers et leurs missions. pour illustrer son propos, une vidéo poignante a été diffusée montrant la réalité des conséquences d’un accord sur cette directive.

A cet effet, le Président Christian Bilhac, a proposé une motion à l’Assemblée des Maires, votée à l’unanimité, pour que le gouvernement s’oppose définitivement à cette procédure pour préserver un service public  indispensable dans nos territoires.

le Débat a été le deuxième point marquant de cette rencontre , au cours duquel de nombreux-ses maires sont intervenus. Les problèmes récurrents avec les services de l’Etat, notamment la DDTM, ont été les sujets les plus abordés. Les maires demandent plus de fluidité dans les rapports avec les services de l’Etat, et souhaitent qu’ils tiennent compte des particularismes locaux. La question du blues des maires, thème du débat a permis de faire le point sur l’état des lieux évoqué par le Préfet. Depuis le début de ce mandat, 16 maires n’iront pas jusqu’en 2020, à cause de décès, de maladie, ou de démissions au motif d’incompatibilité avec leur opposition, mais aucun n’aurait démissionné pour cause de « blues ». Par contre, pour les prochaines échéances, on peut évaluer à plus de 55% la défection des maires qui ne souhaitent pas se représenter… indiquait Christian Bilhac.

Le troisième point fort est gravé dans le marbre, le marbre de Saint-Pons de Thomières. Quinze maires du département ayant accompli cinq mandats ont reçu un trophée, une « Marianne » en marbre, gravée à leur nom pour les remercier de leur implication auprès de leur commune et de sa population pendant prés de 30 ans.


Tour à tour, le long de la réunion, les prises de paroles ont été empreintes de sympathie pour les victimes de l’Aude, pour lesquelles Christian Bilhac a demandé une minute de silence. Le Président du Conseil Départemental a évoqué le don financier d’environ 1M€ pour la reconstruction dans le département de l’Aude et la provision de 5M€ pour les communes de l’Hérault touchées par les intempéries.

 

L’Etat rassure les élus héraultais

Collectivités : l’Etat rassure les élus héraultais

Collectivités : l’Etat rassure les élus héraultais
Les maires se sont retrouvés à Roujan, ce samedi, à l’occasion de leur assemblée générale.

JEROME MOUILLOT
Le préfet, Pierre Pouëssel, était l’invité de l’assemblée générale de l’association des maires du département.

Bienvenue chez « un Smicard pakistanais. » Ce samedi, aux côtés du préfet Pierre Pouëssel, le premier magistrat de Roujan qui accueillait ses homologues dans sa commune, plantait le décor de l’assemblée générale de l’association des maires de l’Hérault. Jacques Huc, dont le quatrième mandat est en cours, concluait sa présentation, en précisant que l’animal totémique de sa commune demeure le Hérisson. Ce qui laissait augurer d’échanges piquants entre élus locaux et représentant de l’état. Christian Bilhac, président de l’antenne héraultaise de l’association des maires de France poursuivait dans la même veine, égrenant, comme il l’avait promis (Midi Libre du 3 novembre), les doléances et inquiétudes des élus de terrain : baisse des dotations, disparition annoncée de la taxe d’habitation et des contrats aidés, super règle d’or, multiplication des normes….

Du positif

« J’aimerais vous dire que tout va bien, que les maires sont heureux, mais ce n’est pas le retour que j’ai eu (…) Par les temps qui courent, il conviendrait peut-être de demander à la Commission européenne de classer les communes et leurs maires parmi les espèces protégées afin qu’on arrête de leur tirer dessus… » Un trait d’humour qui fit mouche dans les rangs de l’assistance et contrebalancé « pour être objectif, de quelques points positifs. DETR, FSIL… on ne “chipote” pas avec les appellations. L’important, c’est qu’un haut niveau d’aide à l’investissement soit maintenu. » Et que les dossiers soient suivis par des services efficaces : « Voilà de l’argent public bien utilisé. »

Symbolique du granit

Pierre Pouëssel s’évertuait alors à répondre aux inquiétudes des édiles héraultais : « Vous êtes les blocs de granit de la démocratie locale. Vous incarnez la République de proximité, celle du quotidien… » Il exhortait les élus à la confiance, dans un cadre politique profondément renouvelé : « Nos priorités n’ont pas changé. Avec l’équipe de l’état qui m’entoure, nous mettons en œuvre, avec méthode, constance et opiniâtreté. » Face à des élus qui n’ont de cesse de déplorer la baisse des dotations, il martelait : « Pour la première fois depuis quatre ans, la Dotation globale de fonctionnement (DGF) ne baissera pas en 2018 ! Au niveau départemental, la DGF du bloc communal était de près de 400 M€ en 2014. Elle est aujourd’hui à 300 M€ et elle restera en 2018 au même niveau. » Il détaillait ensuite l’augmentation de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) entre 2015 et 2016 et l’apparition du « fonds de soutien à l’investissement local pour 10 M€… »

Quant à la réforme de la taxe d’habitation, source de nombreuses réserves, le préfet se faisait pédagogue : « Elle s’amorce en 2018, pour s’achever en 2020, mais elle n’aura aucune incidence sur les finances locales, puisque l’état procédera par voie de dégrèvement. En quelque sorte, l’état paiera à la place du contribuable local… » Le débat s’élevait enfin, révélant, si on en doutait, que tous les doutes étaient loin d’être tous levés. Plaidant pour une libre administration des communes, le maire d’Agde, Gilles D’Ettore, portait la contradiction : « L’état supprime une taxe d’habitation, alors même que l’on vient de baisser les dotations de fonctionnement aux communes. Et on nous dit que cette taxe d’habitation va être compensée par une nouvelle aide de l’Etat, il faut déjà que l’on arrive à expliquer ça à nos compatriotes… » Jean-Pierre Grand, sénateur de l’Hérault et ex-maire de Castelneau-le-Lez, reprenait les mots du préfet : « Vous avez rappelé que nous sommes en granit, mais, vous savez, les monuments aux morts sont aussi en granit… »

source Midi libre : http://www.midilibre.fr/2017/11/05/collectivites-l-etat-rassure-les-elus-heraultais,1583266.php

« Les élus locaux rémunérés sous le Smic pakistanais »

Hérault : Christian Bilhac, « les élus locaux rémunérés sous le Smic pakistanais »

Hérault : Christian Bilhac, "les élus locaux rémunérés sous le Smic pakistanais"
PIERRE SALIBA
l’avant-veille de l’assemblé générale de l’association des maires de l’Hérault, ce samedi à Roujan, Christian Bilhac, maire de Péret et président de l’association, partage ses inquiétudes.
Les sujets qui fâchent ne manquent pas…
Effectivement, on pense à la taxe d’habitation, aux dotations de l’Etat qui continuent de baisser, la fameuse Super règle d’or qui va limiter les collectivités, dans le temps, sur l’endettement. C’est encore très flou, mais on sait que c’est dans une fourchette d’une dizaine d’années. C’est-à-dire que les collectivités doivent avoir une capacité de désendettement inférieure à 10 ans, 9 ans… on ne sait pas trop encore. Mais cela aura un impact assez fort sur les collectivités. C’est quand même fabuleux, que l’état qui lui, n’a aucune règle d’or, qui s’enfonce de plus en plus, jusqu’au menton, se permet de donner des leçons de gestion aux collectivités, comme une super règle d’or…
Cela va peser sur les communes rurales ?
Et cela aura surtout de l’effet sur les communes rurales au travers des deux partenaires privilégiés, quand on fait de l’équipement, que sont la Région et le Département. On voit que certains départements aujourd’hui ne sont plus en capacité d’accompagner les communes par des subventions. Ce n’est pas le cas de l’Hérault, mais c’est l’effet domino. Le département est obligé de payer le RSA, de payer les collèges, les routes, parce que cela fait partie de ses compétences obligatoires. Et avec la mise à sec des finances des départements, par voie de conséquence, ce sont les compétences facultatives qui pâtissent et l’aide aux communes…. On n’en est pas encore là dans l’Hérault mais on s’en inquiète.
Vous allez faire des affiches contre l’Etat, vous aussi ?
Non, mais le préfet aura droit à tout. Je parle, cela suffit, c’est assez tendu. L’exemple type, cela ne concerne pas ce nouveau gouvernement, c’est l’état qui, d’un côté nous demande de mettre en place les rythmes scolaires. Je ne parle pas de la façon dont on est revenu dessus. Et qui, à la fin de l’année, nous dit : “vous vous rendez compte : vous avez augmenté vos dépenses personnelles…” On a aussi la fin des contrats aidés, ce qui pose problème tant au niveau financier que sociétal. On permettait à des gens en situation de fragilité d’avoir un emploi, un revenu, de se sentir utile. Il y a aussi, je l’évoque, une espèce de recentralisation des services de l’état qui devient de plus en plus tatillon.
Vous faites part d’un certain malaise chez les élus…
Il y a une toujours cette suspicion, qui perdure, et pèse sur les élus locaux de la part de l’état. C’est ce mépris, quand on dit qu’il y a trop d’élus locaux, on dit attendez : il y a 450 000 bénévoles, je ne vois pas ce que la France gagnerait à les supprimer, bien au contraire. Je le dis, les conseillers municipaux, ce sont des bénévoles. Et les maires et adjoints de petites communes, j’ai l’habitude de dire qu’ils sont rémunérés au Smic pakistanais. Un collègue disait l’autre jour, en réunion, qu’il reverse intégralement son indemnité à un groupe multinational qui s’appelle Total. Ses indemnités couvrent à peine le plein d’essence.
Vous pensez qu’ils y a une crise des vocations ?
Non, mais je ne vois pas ce que l’on économiserait en supprimant quatre conseillers municipaux à Cabrerolles. Ces gens travaillent, ils se sacrifient pour la chose publique. Je pense qu’il y aura certainement un énorme renouvellement en 2020.
Des raisons tout de même d’être optimiste ?
Oui, les Français ne sont pas dupes : la mairie, le maire et les élus municipaux sont aujourd’hui à peu près les seuls qui, vis-à-vis de la défiance politique, arrivent encore à avoir une certaine crédibilité.
source : Midi libre Béziers 03/11/2017