Le 101e Congrès des maires et présidents d’intercommunalité de France a réuni les congressistes sous la bannière « Servir le citoyen et agir pour la République ». 

L’AMF perpétue sa volonté d’unité et d’action pour toujours mieux accompagner nos adhérents et nos concitoyens, redonner un élan à la France, surtout dans les territoires les plus fragiles.  

Devant cette assemblée d’élus, le mouvement « Territoires unis », rassemblant l’AMF, l’Assemblée des départements de France et Régions de France, veulent donner un nouveau souffle à la République décentralisée et s’impose comme une véritable force de propositions en faveur d’un nouvel acte de décentralisation. 

Une nouvelle ère de confiance doit s’ouvrir entre l’État et les collectivités. En effet, il est indispensable de mettre un terme à la dégradation de leurs relations, (dénigrement des maires, fausse concertation engagée dans le cadre de la Conférence nationale des territoires, mais aussi baisse des dotations, incertitude sur les recettes fiscales après la suppression de la taxe d’habitation, recentralisation…).

Pour que cette collaboration s’effectue dans les meilleures conditions, l’AMF pose trois conditions : « le respect effectif par l’État du principe constitutionnel de libre administration des collectivités, l’acceptation du principe « qui décide paie, qui paie décide », et l’arrêt de la stigmatisation des élus locaux. »

C’est dans ce sens que je m’engage et que je m’efforce d’accomplir à l’échelle départementale. Notamment, nous multiplions les concertations avec les services de l’État pour restaurer les liens et améliorer les accompagnements dont nous avons besoin sur le terrain. Je demande plus de soutien et moins de censure.

Quant aux derniers évènements « les Gilets jaunes », l’appel du Gouvernement auprès des Maires pour se poser en 1er interlocuteur de citoyens, est sans doute le meilleur échelon de proximité pour instaurer le débat, les maires pratiquent cela toute l’année. Mais n’oublions pas que les doléances des Gilets jaunes s’adressent au Gouvernement car les compétences qu’elles appellent ne relèvent pas de celles du Maire. Les Maires ne sauraient se poser en responsables des décisions gouvernementales. Alors que ces derniers ont été malmenés durant des mois, il est temps que nos gouvernants reconnaissent l’incontournable nécessité du rôle de la commune dans notre pays et dans une république décentralisée. 

Au moment des fêtes de fin d’année, nous ne pouvons pas oublier l’ignoble attentat de Strasbourg. Avec l’ensemble de mes collègues, j’adresse aux élus, citoyens et aux familles des victimes nos plus sincères condoléances et nos pensées attristées. 

Seule la véritable démocratie dans une République laïque et fraternelle rendra le Pays plus fort, nous, les Maires et Présidents d’intercommunalité, sommes les acteurs et les bâtisseurs inéluctables de cet « édifice ».

 

Salutations Républicaines,

 

Christian Bilhac

La lettre de l’AMF34 – Décembre 2018